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La devise de la République

La devise de la République française est :
“Liberté, Égalité, Fraternité”.

Elle est officielle depuis 1848 et fait partie de notre patrimoine national.
Elle exprime les valeurs auxquelles les Français sont attachés :

  • la liberté pour chacun ;
  • l’égalité entre tous ;
  • la fraternité, c’est-à-dire la solidarité entre les citoyens.

Sur la droite, photo de la façade de la préfecture du Finistère.


La devise apparaît pendant la Révolution française, en 1789.
Les révolutionnaires veulent une société plus juste, fondée sur ces trois valeurs : liberté, égalité, fraternité.

  • Elle est adoptée officiellement en 1848, sous la 2ème République.
  • Sous la 3ème République, elle est visible un peu partout : mairies, monuments, écoles
  • Elle est toujours inscrite dans la Constitution d’aujourd’hui (1958).

C’est un symbole fort de la République française, elle nous rappelle que la République est fondée sur des valeurs partagées, unit les citoyens et guide la vie démocratique en France.


Vous pouvez la lire :

  • sur les bâtiments publics : mairies, écoles, tribunaux…
  • sur certaines pièces de monnaie et timbres ;
  • sur les documents officiels : carte d’identité, papiers administratifs…
  • dans la Constitution française ;
  • lors de fêtes nationales, comme le 14 juillet.

Source photo : Ministère de l’Intérieur - J.Groisard


Références


En France, chaque personne peut penser, s’exprimer et vivre comme elle le souhaite. La seule limite est de ne pas empêcher une autre personne d’en faire autant.

Cette liberté est une valeur fondamentale qui est garantie par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

L’État français protège cette liberté et pose les limites pour que la liberté des uns n’empêche pas celle des autres.


Il existe deux types de libertés :

  • les libertés de chaque personne : se déplacer dans le territoire grâce à son titre de séjour, avoir ou ne pas avoir une religion, exprimer une opinion, vivre avec la personne de son choix…
  • les libertés qui concernent plusieurs personnes et qui garantissent à chacun sa place dans la société : se rassembler dans un lieu, participer à une manifestation, adhérer à un syndicat pour défendre des intérêts communs…

La liberté est un droit pour tous, sans faire de différence entre les pays d’origine d’une personne, ses parents ou ses ancêtres, sa religion…

Une personne qui a bien compris ce qu’est le principe de liberté peut alors vivre, travailler, apprendre et s’exprimer en toute sécurité.

Dans ce tableau d’Eugène Delacroix, peint en 1830, la personne qui tient le drapeau français symbolise la liberté. Source photo : La liberté guidant le peuple – Eugène Delacroix (1830) - GrandPalais RmnPhoto


Références


L’égalité est un principe fondamental de la République française : elle est inscrite dans la Constitution de 1958. Elle est aussi présente dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

En France, l’égalité s’applique de différentes manières :

  • l’égalité devant la loi : la loi est la même pour toutes les personnes ;
  • l’égalité des droits civiques : tous les citoyens français ont les mêmes droits civiques : voter, se présenter à une élection, participer à un conseil municipal…
  • l’égalité des droits sociaux : ces droits sont accessibles à tous : éducation, santé, logement, emploi…


Chaque personne peut - et doit - bénéficier des services publics dont elle a besoin : santé, éducation, sécurité… Par conséquent, chacun a le devoir de respecter les règles qui organisent le fonctionnement de ces services publics.

La loi interdit de limiter l’accès à ces services selon certains critères : homme ou femme, origine ethnique, handicap, orientation sexuelle…
Exemple : toute personne malade doit être soignée.


Le principe de l’égalité n’empêche pas de traiter différemment des personnes qui sont dans des situations différentes.
Exemple : les tarifs d’un service peuvent être différents pour les personnes sans emploi, les étudiants, les personnes âgées…


Source photo : Banque de pictogrammes FALC


L’égalité femmes-hommes, qu’est-ce que cela signifie ?

Section intitulée « L’égalité femmes-hommes, qu’est-ce que cela signifie ? »

L’égalité entre les femmes et les hommes est inscrite dans le Préambule de la Constitution de 1946 : “l_a loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme_”.

Cela signifie que les femmes et les hommes ont les mêmes droits et les mêmes devoirs dans tous les aspects de la vie : éducation, travail, santé, vie politique…


Des inégalités existent entre les femmes et les hommes

Section intitulée « Des inégalités existent entre les femmes et les hommes »

Malgré ce que dit la loi, il existe dans la vie de tous les jours des inégalités entre les femmes et les hommes. Ces inégalités sont moins fortes que dans le passé, mais elles sont encore présentes.

  • En moyenne, les femmes ont un salaire inférieur à celui des hommes en exerçant le même métier et avec le même temps de travail.
  • Les femmes sont moins nombreuses que les hommes dans les postes de direction.
  • Les femmes réalisent une grande partie des activités de la vie quotidienne.
  • Les femmes passent plus de temps que les hommes pour l’éducation des enfants.

Des lois ont été votées pour permettre la parité, c’est-à-dire l’égalité entre les femmes et les hommes dans les responsabilités politiques.

Une de ces lois, qui date de 2000, oblige les partis politiques à présenter autant de femmes que d’hommes dans les listes de candidats. Un parti qui ne respecte pas cette obligation doit payer une amende.

Les femmes sont devenues plus nombreuses dans la vie politique, mais il n’y a pas de parité dans les postes à haute responsabilité. Par exemple, il n’y a encore jamais eu de Présidente de la République française.


Source photo : Banque de pictogrammes FALC


On parle de discrimination lorsqu’une personne est moins bien traitée qu’une autre en raison d’un des critères interdits par la loi, par exemple son handicap, sa religion, son orientation sexuelle…

La discrimination peut exister dans plusieurs domaines : emploi, logement, éducation, accès aux services publics.

Elle peut être directe (par exemple, refuser un emploi à une personne en raison de son origine) ou indirecte (par exemple, appliquer une règle qui semble ne pas faire de discrimination, mais qui, dans les faits, désavantage certaines personnes).


Quels sont les critères ? Quelles sont les sanctions ?

Section intitulée « Quels sont les critères ? Quelles sont les sanctions ? »

La loi française reconnaît plus de 26 critères de discrimination : origine, sexe, apparence physique, âge, handicap, grossesse, orientation sexuelle, opinions politiques, religion…

Les discriminations sont punies par des amendes et diverses sanctions. Des peines de prison sont possibles en cas de récidive.


L’État lutte activement contre plusieurs formes de discrimination :

  • le racisme : discrimination à cause de l’origine ethnique ou raciale ;
  • l’antisémitisme : perception des Juifs pouvant s’exprimer par de la haine vis-à-vis d’eux ;
    Exemples : refus d’embauche, insultes.
  • la discrimination à cause de la religion ;
  • le sexisme : comportement particulier, et souvent rabaissant, à cause du sexe de la personne ;
    Exemples : salaire plus bas, moqueries, refus d’accès à certains métiers.
  • la haine et la discrimination anti-LGBT+ : attitude hostile à l’égard des personnes en raison de leur orientation sexuelle.
    Exemples : harcèlement, moqueries, refus de soin ou de logement.

Première page du document qui présente le nouveau plan national pour lutter contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine des personnes - 2023-2026 - #LuttonsContreLaHaine Source photo : Plan national de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine 2023-2026 - Site de la DILCRAH


Références


La fraternité, c’est la solidarité entre les citoyens. C’est ce qui permet aux personnes de vivre ensemble avec harmonie et de former une société.

La fraternité est présente dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 : il est écrit que les personnes doivent agir les unes envers les autres “dans un esprit de fraternité”.


La fraternité a longtemps été considérée comme une simple valeur morale, contrairement aux principes de liberté et d’égalité. Elle n’est pas présente dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, alors que la liberté et l’égalité y sont inscrites.

Elle apparaît pour la première fois dans le Préambule de la Constitution de la Deuxième République en 1848. Enfin, elle est intégrée dans la Constitution de 1946 et 1958.


  • La solidarité collective, c’est une aide organisée surtout par des institutions publiques (État, département…), et souvent financée par l’impôt ou des cotisations (c’est-à-dire de l’argent prélevé sur les salaires).
    Exemples : la Sécurité sociale, le RSA, l’aide au logement…
  • La solidarité entre les générations, c’est l’entraide entre les personnes d’âges différents.
    Exemple : les retraites sont financées par les cotisations des personnes plus jeunes, celles qui travaillent.
  • L’engagement associatif, c’est un groupe de personnes qui agissent, dans des associations, pour aider des personnes en difficulté, pour préserver l’environnement…
    Exemples : aide alimentaire, soutien scolaire, aide aux réfugiés…

Source photo : Banque de pictogramme FALC


En France, chaque personne - française ou étrangère - peut s’engager librement. Ce droit, que l’on appelle “liberté d’association”, est inscrit dans une loi qui date de 1901.

Cet engagement peut prendre différentes formes :

  • travailler dans une association (culture, sport, aide humanitaire…) ;
  • mener une action pour les autres, sur son temps libre, sans être payé (bénévolat), par exemple pour une association ;
  • adhérer à un syndicat (pour défendre les droits des travailleurs) ;
  • adhérer à un parti politique, participer à une campagne électorale…


S’engager dans une association permet de :

  • rencontrer des personnes qui ont des situations de vie différentes ;
  • défendre des idées, aider les autres ou encore participer à la société.

L’engagement est aussi une manière de participer à la vie collective, à la solidarité et à la démocratie.


La création d’une association est une démarche simple. Il faut :

  • réunir au moins deux personnes ;
  • choisir un objectif non lucratif, c’est-à-dire qui n’a pas pour but de gagner de l’argent ;
    Exemple : aider des personnes, préserver l’environnement, partager une activité culturelle…
  • rédiger les statuts, c’est-à-dire les règles de fonctionnement de l’association ;
  • faire une déclaration à la préfecture ou sur internet.

Pour financer les activités de l’association, il est possible de recevoir des dons ou des subventions, à condition de respecter certaines obligations : transparence sur les finances, respect des lois, déclaration des changements (nouveaux dirigeants, achat de local…).


Source photo : Banque de pictogramme FALC


Références


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